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mardi 30 octobre 2012

Le vibromasseur WEVIBE THRILL

Une nouveauté qui devrait arriver en boutique début Novembre 2012 vient d'arriver le 14 novembre, il s'agit du We-Vibe Thrill le dernier né de la gamme We-Vibe. Après avoir connu 3 versions précédentes de ce modèle qui ont fait la renommée de cette entreprise Canadienne, cette fois ce vibromasseur est destiné à un utilisation en solo.

Présentation du We-Vibe Thrill






Les femmes vont adorer le We-Vibe Thrill (trhill qui veut dire frisson), il est très silencieux, ergonomique, ses 8 modes de vibrations sont très efficaces et manipulables par un seul bouton, ce qui est bien appréciable pour se concentrer sur l'essentiel.



Le We-Vibe déplié

Ce qu'offre le We-Vibe Thrill outre les qualités énoncées ci-dessus ces d'apporter une stimulation intense du point G et d'offrir également ses vibrations à l'avidité du clitoris. Peu importe que vous soyez clitoridienne ou vaginale dans tous les cas vous jouirez d'une manière ou d'une autre, ou bien encore simultanément par la combinaison des 2 stimulations et ce sera l'orgasme ultime!

We-vibe est en silicone de qualité médicale parfaitement sûr pour la santé, il suffit de le lubrifier avec un lubrifiant à base d'eau et d'introduire la partie vaginale dans votre intimité. Une fois inséré, élastique, il se déplie de façon à pouvoir venir en contact avec la partie couleur argent sur votre clitoris. Libre à vous ensuite lorsqu'il vibre de le faire allez et venir, d'augmenter la pression sur votre point G. Sa poignée ergonomique facilitant pour son utilisation.




Le We Vibe et son fil chargeur USB fourni


La partie écologique n'a pas été oublié puisqu'il est rechargeable sur batterie via le un port USB d’ordinateur ou bien sur un adaptateur secteur/USB que vous possédez peut être déjà pour vos téléphones ou consoles de jeux.


 Voilà c'est un très bel objet de grande qualité qui devrait séduire bon nombre de femmes tant pour son efficacité que pour sa qualité!

mardi 27 septembre 2011

WE VIBE 3

Le We Vibe 3 va bientôt arriver, pour être honnête on ne sait pas encore quand, puisque même la sortie de cette nouvelle évolution du We-Vibe 2 n'est pas encore disponible au Canada, sa terre natale.

Sans doute sera t-il présenté en avant première au salon Erofame qui va se tenir bientôt à Hanovre en Allemagne du 5 au 7 octobre 2011.

Pourquoi le We-Vibe 3 est-il tant attendu? C'est parce que dans sa prochaine version il sera gratifié d'une télécommande à distance. Ainsi les jeux coquins réservés habituellement aux Œufs télécommandés vont devenir encore plus jouissifs avec we-vibe 3. Si les œufs permettaient d'entretenir l’excitation, là on va passer au cran au dessus: l'orgasme en public. Il permet depuis l'origine d'offrir une double stimulation à la femme qui en est porteuse, vaginale et clitoridienne. Hélas, jusqu'alors son interrupteur directement placé sur ce sex toy ne permettait pas de le mettre en route à distance pour une utilisation dans des lieux insolites. Le grand moment va arriver, d'autant plus que la puissance de la stimulation a été pratiquement multiplié par 2!

Le We-Vibe en résumé:
  • 40% de puissance de vibration en plus
  • 2 moteurs silencieux
  • fonctionne avec ou sans télécommande
  • 6 modes de vibrations à pulsations + 3 modes continus
  • entièrement étanche
  • compact et discret
  • boite de rangement 2 en 1 car elle fait aussi office de chargeur
  • jusqu'à 2 heures de fonctionnement après recharge
Alors, bientôt prêt à le tester?
Le We Vibe 3



samedi 8 janvier 2011

Le vibromasseur c'est de la bombe!

Aux Etats Unis la police a arrêté un homme de 37 ans suspecté d'avoir voulu tuer une de ses ex, en fabricant une bombe dissimulée dans un vibromasseur. La police alertée par des connaissances de cet homme, a trouvé à son domicile un vibromasseur rempli de poudre explosive reliée à la pile du terrible engin. Il semble qu'une pièce manquante dans le système de mise à feu l'aurait rendu en partie inoffensif.



Il n'en reste pas moins que cet individu de l'Illinois comptait bien offrir ce cadeau détonant marqué sur la boite "Cadeau de Noël" à son ex petite amie et qu'il aurait été retrouvé à son domicile le matériel nécessaire pour la confection de 2 autres pétards destinés à d'autres ex-amies... Faut pas fâcher les hommes blessées!

Maintenant si vous voulez vous faire exploser les sens nous vous proposant un de nos vibromasseur les plus puissant, pas dangereux mais très efficaces:

Vibromasseur ultra puissant
Source: http://www.20min.ch/ro/news/insolite/story/Une-bombe-dans-le-sex-toy-destin----son-ex-31481038

vendredi 28 mai 2010

Le Vibromasseur Delight de Fun Factory

 C'est la dernière version du vibromasseur Delight de Fun Factory, il se recharge avec un adaptateur magnétique "click 'n' charge", pas de prise à brancher il suffit de le coller sur l'appareil et c'est parti pour faire le plein (du vibromasseur...).

 Toujours aussi efficace en stimulation clitoridienne et vaginale, il aura pour prédilection le point G qu'il manquera pas de gâter grâce à la conduction des vibrations dans l'extrémité et sa prise en main très ergonomique de par sa poignée et la position des boutons de contrôles.

 8 niveaux de vibrations commandés par des boutons intégrés qui s'illuminent en rouge. 1 heure de plaisirs assurés après recharge complète. C'est assurément un des "must have" du plaisir, alors pourquoi ne pas tenter l'expérience?

A reçu depuis plusieurs années de nombreux prix pour son design!

lundi 23 novembre 2009

Mon boy friend le vibromasseur!

Un petite vidéo sympa d'une relation sentimentale à sens unique entre un vibromasseur et une femme. Au moins le vibromasseur on peut lui retirer les piles...

vendredi 16 octobre 2009

We Vibe le premier sextoy double stimulation

  Découvrez en francais le mode d'emploi du WE VIBE en saurez plus en vous rendant  dans notre boutique de Sex Toys. Je n'en dis pas plus...

  Si, finalement on va en parler un peu quand même: en forme de C, il est flexible, en silicone et renferme 2 moteurs, et après on en fait quoi?

  C'est très simple, le we vibe est le seul sextoy qui est prévu pour être porté par une femme pendant l'amour. Elastique il suffit d'introduire une des extrémités de ce vibromasseur dans le vagin, tandis que l'autre partie va se positionner naturellement sur le clitoris. Il ne reste plus qu'à le mettre en route si ce n'est pas déjà fait, et les 2 vibrateurs vont stimuler simultanément le clitoris et le point G. Yeeeesss!

  Pendant le va-et-vient (cela dit vous faites ce que vous voulez, vous pouvez aussi rester immobile et laisser monter le plaisir avec juste quelques délicates ondulations du bassin...), le pénis de Monsieur sera stimulé par les vibrations et la pression excercé par le vibrateur du We Vibe prit en sandwich entre son énorme zizi (il faut bien le flatter, il vous le rendra!) et votre point G, sensations décuplées assurées!

En résumé si vous êtes capable de vous concentrer sur 2 sources de stimulations, ce sera pour vous un grand moment de plaisir partagé.

We Vibe peut aussi s'utiliser en solo (parfois il y a le foot à la télé) et, est équipé sur son nouveau modèle le We Vibe "2", de vibrations en mode pulsations. Rechargeable, c'est que du bonheur!

Video de démo du We Vibe

vendredi 9 octobre 2009

Le Vibromasseur-Godemiché objet de plaisir par Baptiste Coulmont

Baptiste Coulmont est sociologue, il s'intéresse depuis de nombreuses années aux sex toys et sex shop, il nous livre une fine analyse de ces phénomènes qui font partie intégrante de notre plaisir au coeur de notre société.

Un quotidien populaire qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut titrait récemment « Sex toys, les Français aiment ça ! » (France Soir, 14 septembre 2006). Et à consulter certains rayons de la Fnac, il semble bien qu’il y a un marché littéraire ou publicitaire (Sex toys faites-vous plaisir par Christian Foch et Anne Helary, ed. Marabout, 2006 ; Sex Toys de Frédéric Ploton, ed. Tana, 2004 ; ou le plus luxueux Sex toys forever de Bertrand Ferrier et Stéphan Lévy-Kuentz, ed. Marabout, 2005).

Un quotidien populaire qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut titrait récemment « Sex toys, les Français aiment ça ! » (France Soir, 14 septembre 2006). Et à consulter certains rayons de la Fnac, il semble bien qu’il y a un marché littéraire ou publicitaire (Sex toys faites-vous plaisir par Christian Foch et Anne Helary, ed. Marabout, 2006 ; Sex Toys de Frédéric Ploton, ed. Tana, 2004 ; ou le plus luxueux Sex toys forever de Bertrand Ferrier et Stéphan Lévy-Kuentz, ed. Marabout, 2005).
 L’histoire de ces gadgets est peu connue : entre le ridicule de la poupée gonflable et le sérieux des fétichismes, ces objets ont échappé au scrutin historique. Seule Rachel Maines, dans un ouvrage salué et publié dans une prestigieuse collection d’histoire des techniques, s’était attelée à retrouver la préhistoire médicale des vibromasseurs. Technology of Orgasm montre bien comment la technique médicale du massage pelvien, que les bons médecins du 19e siècle tentaient de maîtriser, s’était très rapidement mécanisée. Mais qu’une fois les vibromasseurs entrés dans les premiers films pornographiques, ils étaient sortis aussi vite de l’histoire médicale.

C’est en fait dans les années 1970 qu’il faut trouver l’histoire immédiate du vibromasseur-godemiché. Dans une de ces revues académiques marginales, le Journal of Popular Culture, le professeur Edward Kelly, en 1974, remarquait la nouvelle image du godemiché (« A New Image for the Naughty Dildo ? » se demandait-il en titre) en analysant des publicités parues dans le New York Times. Ces années témoignaient en effet de nouvelles conceptions de la sexualité. D’un côté l’accès plus facile aux moyens de contraception (préservatif, pilule contraceptive, stérilets) ou à l’avortement permettait un décrochage entre sexualité et reproduction (mais installait la présence continue de dispositifs techniques au sein ou autour de la relation sexuelle). De l’autre l’accent mis sur l’accès égalitaire au plaisir se percevait non seulement dans la norme de l’orgasme partagé, mais aussi dans la remise en valeur de la masturbation (qui n’est plus conçue comme maladive, mais comme entraînement).



Le godemiché-vibromasseur en vient à incarner ces nouvelles conceptions, mais de manière « camouflée ». En France, la presse populaire (Ici Paris, Détective, France Soir…) regorgent, dès 1970, de publicités pour ces petits gadgets vibrants. Les organismes de vente par correspondance (La Redoute, Neckermann, Trois Suisses) proposent dès cette époque les mêmes objets. Mais aucun ne promet l’orgasme immédiat : au contraire, revenant (sciemment ?) aux origines médicales, ils promettent – en ne trompant personne – bonne santé et amélioration de la « circulation sanguine ».
 Le camouflage était probablement encore nécessaire pour pouvoir vendre ouvertement ces objets. Signe des temps, même la cour d’appel de Paris, en novembre 1973, reconnaît que les « préservatifs-vibrateurs », n’étant pas de forme obscène « ni même seulement suggestive », ne peuvent constituer un outrage aux bonnes mœurs. Et que « l’on ne saurait tenir le simple usage en vue duquel cet objet est offert comme de nature à provoquer une émotion pernicieuse », les mœurs ayant quand même bien évolué, leur apparence restant sauve.

Au cours des années 70, les seules oppositions – plutôt des réticences – viennent des sexologues : attention, les vibrations sont bien trop efficaces, disent-ils. Ces vibromasseurs vont déséquilibrer la merveilleuse balance des orgasmes conjugaux. En facilitant les orgasmes féminins (maintenant rapides, sans engagements, sans émotion) le vibromasseur les rapproche des orgasmes « masculins ». Il ne faut donc utiliser ces machines que sous contrôle sexologique. Mais de fait, c’est bien sous l’apanage des sex-shops que restent les vibromasseurs et les godemichés. Des sex-shops à la clientèle masculine, s’intéressant principalement à maximiser l’orgasme masculin. Et quand ils en sortent, à la fin des années 90, pour échapper à leur funeste renommée, ils sont re-nommés : de godemiché, l’on passe à sex-toy.

Ce changement de vocable résume un processus relativement complexe.
 En premier lieu il signale une volonté d’inscrire la sexualité (solitaire ou en couple) dans le champ des activités récréatives ou des activités de loisirs, activités dont les sociologues savent bien combien l’accès dépend du revenu, du diplôme et du temps « libre ». Ces « sex toys », jouets sexy, jouets pour adultes, poursuivent l’entourage technique des relations sexuelles en les plaçant au sein d’une économie commerciale des loisirs. L’intimité sexuelle, souvent comprise comme inscrite dans un modèle « relationnel » (les rapports sexuels étant à la base de la construction d’une relation de couple) prend alors ici une saveur « récréationnelle »1. L’expérience ludique intime n’échappe pas à une forme de marchandisation – les anglophones diraient commodification – des pratiques et des désirs, qui vient détruire la fiction de naturalité des rapports sexuels.



Tout aussi évidente est la tentative d’en faire un objet « féminin », de « re-sexualiser » l’objet (de lui faire changer de genre). Cela passe par des tactiques commerciales parfois naïves, souvent efficaces. Si le rose chair est vulgaire, le rose bonbon est féminin. Si une femme nue sur le paquet est vulgaire, le dessin d’une plume est féminin : les promoteurs des nouveaux sexy shops, de manière systématique, déballent et « repackagent » des objets fabriqués par quelques entreprises en Asie (Chine principalement). Le changement de paquet est alors un bon indice des revendications commerciales. Les sex-shops « traditionnels », quelque soit leur ancienneté, ne pratiquent pas cette stratégie de représentation. En changeant le paquet, les nouveaux magasins sexy proposent alors une conceptualisation des différences entre hommes et femmes, entre sexualité masculine et sexualité féminine, ils « rejettent consciemment ce qu'ils perçoivent comme une version limitée de la désirabilité et la beauté féminine » qui serait inscrite sur les paquets – mais pas nécessairement dans les objets. Cela passe aussi par l’entrée de ces jouets dans les magazines féminins : une partie de la presse féminine a, récemment, embrassé l'usage des sex-toys, en proposant d'en faire un des objets nécessaires à toute bonne table de nuit2, et en proposant de faire de ces achats des achats féminins (et non plus des achats masculins).



Moins évidente, mais peut-être plus intéressante, est la volonté, puissante, de séparer ces gadgets de la « pornographie », de rejeter le porno vers le sale, le malsain, l’atteinte à la dignité humaine… et d’élever l’objet « sexy » vers le sain, le beau, l’éthique. « On refusait de vendre des représentations basiques du pénis. C'était hors de question », me déclare une ancienne responsable. « Je cherche des objets non figuratifs » propose une autre. « Pour les femmes, le sexe est vendu en tant qu'ensemble d'éléments de mode et de design beaucoup plus qu'en tant qu'ensemble de publications (media representations) : la pornographie reste problématique », écrit la sociologue Feona Attwood.

Le sex toy – et ses promoteurs – est donc fortement producteur de normes sexuelles. Des normes aussi bien soumises à une logique économique, celle du marché et de ses clientèles, qu’à des attentes liées aux rôles de genre à peine subvertis.


L’histoire de ces gadgets est peu connue : entre le ridicule de la poupée gonflable et le sérieux des fétichismes, ces objets ont échappé au scrutin historique. Seule Rachel Maines, dans un ouvrage salué et publié dans une prestigieuse collection d’histoire des techniques, s’était attelée à retrouver la préhistoire médicale des vibromasseurs. Technology of Orgasm montre bien comment la technique médicale du massage pelvien, que les bons médecins du 19e siècle tentaient de maîtriser, s’était très rapidement mécanisée. Mais qu’une fois les vibromasseurs entrés dans les premiers films pornographiques, ils étaient sortis aussi vite de l’histoire médicale.

C’est en fait dans les années 1970 qu’il faut trouver l’histoire immédiate du vibromasseur-godemiché. Dans une de ces revues académiques marginales, le Journal of Popular Culture, le professeur Edward Kelly, en 1974, remarquait la nouvelle image du godemiché (« A New Image for the Naughty Dildo ? » se demandait-il en titre) en analysant des publicités parues dans le New York Times. Ces années témoignaient en effet de nouvelles conceptions de la sexualité. D’un côté l’accès plus facile aux moyens de contraception (préservatif, pilule contraceptive, stérilets) ou à l’avortement permettait un décrochage entre sexualité et reproduction (mais installait la présence continue de dispositifs techniques au sein ou autour de la relation sexuelle). De l’autre l’accent mis sur l’accès égalitaire au plaisir se percevait non seulement dans la norme de l’orgasme partagé, mais aussi dans la remise en valeur de la masturbation (qui n’est plus conçue comme maladive, mais comme entraînement).

Le godemiché-vibromasseur en vient à incarner ces nouvelles conceptions, mais de manière « camouflée ». En France, la presse populaire (Ici Paris, Détective, France Soir…) regorgent, dès 1970, de publicités pour ces petits gadgets vibrants. Les organismes de vente par correspondance (La Redoute, Neckermann, Trois Suisses) proposent dès cette époque les mêmes objets. Mais aucun ne promet l’orgasme immédiat : au contraire, revenant (sciemment ?) aux origines médicales, ils promettent – en ne trompant personne – bonne santé et amélioration de la « circulation sanguine ».

Le camouflage était probablement encore nécessaire pour pouvoir vendre ouvertement ces objets. Signe des temps, même la cour d’appel de Paris, en novembre 1973, reconnaît que les « préservatifs-vibrateurs », n’étant pas de forme obscène « ni même seulement suggestive », ne peuvent constituer un outrage aux bonnes mœurs. Et que « l’on ne saurait tenir le simple usage en vue duquel cet objet est offert comme de nature à provoquer une émotion pernicieuse », les mœurs ayant quand même bien évolué, leur apparence restant sauve.

Au cours des années 70, les seules oppositions – plutôt des réticences – viennent des sexologues : attention, les vibrations sont bien trop efficaces, disent-ils. Ces vibromasseurs vont déséquilibrer la merveilleuse balance des orgasmes conjugaux. En facilitant les orgasmes féminins (maintenant rapides, sans engagements, sans émotion) le vibromasseur les rapproche des orgasmes « masculins ». Il ne faut donc utiliser ces machines que sous contrôle sexologique. Mais de fait, c’est bien sous l’apanage des sex-shops que restent les vibromasseurs et les godemichés. Des sex-shops à la clientèle masculine, s’intéressant principalement à maximiser l’orgasme masculin. Et quand ils en sortent, à la fin des années 90, pour échapper à leur funeste renommée, ils sont re-nommés : de godemiché, l’on passe à sex-toy.

Ce changement de vocable résume un processus relativement complexe.

En premier lieu il signale une volonté d’inscrire la sexualité (solitaire ou en couple) dans le champ des activités récréatives ou des activités de loisirs, activités dont les sociologues savent bien combien l’accès dépend du revenu, du diplôme et du temps « libre ». Ces « sex toys », jouets sexy, jouets pour adultes, poursuivent l’entourage technique des relations sexuelles en les plaçant au sein d’une économie commerciale des loisirs. L’intimité sexuelle, souvent comprise comme inscrite dans un modèle « relationnel » (les rapports sexuels étant à la base de la construction d’une relation de couple) prend alors ici une saveur « récréationnelle »1. L’expérience ludique intime n’échappe pas à une forme de marchandisation – les anglophones diraient commodification – des pratiques et des désirs, qui vient détruire la fiction de naturalité des rapports sexuels.

Tout aussi évidente est la tentative d’en faire un objet « féminin », de « re-sexualiser » l’objet (de lui faire changer de genre). Cela passe par des tactiques commerciales parfois naïves, souvent efficaces. Si le rose chair est vulgaire, le rose bonbon est féminin. Si une femme nue sur le paquet est vulgaire, le dessin d’une plume est féminin : les promoteurs des nouveaux sexy shops, de manière systématique, déballent et « repackagent » des objets fabriqués par quelques entreprises en Asie (Chine principalement). Le changement de paquet est alors un bon indice des revendications commerciales. Les sex-shops « traditionnels », quelque soit leur ancienneté, ne pratiquent pas cette stratégie de représentation. En changeant le paquet, les nouveaux magasins sexy proposent alors une conceptualisation des différences entre hommes et femmes, entre sexualité masculine et sexualité féminine, ils « rejettent consciemment ce qu'ils perçoivent comme une version limitée de la désirabilité et la beauté féminine » qui serait inscrite sur les paquets – mais pas nécessairement dans les objets. Cela passe aussi par l’entrée de ces jouets dans les magazines féminins : une partie de la presse féminine a, récemment, embrassé l'usage des sex-toys, en proposant d'en faire un des objets nécessaires à toute bonne table de nuit2, et en proposant de faire de ces achats des achats féminins (et non plus des achats masculins).

Moins évidente, mais peut-être ....lire la fin en cliquant sur le lien ci-dessous


Baptiste Coulmont

Source: Espaces Temps.net

samedi 26 septembre 2009

L'histoire du vibromasseur, le vibromasseur contre l'hystérie?

L'histoire nous en apprend parfois de bonnes sur les mentalités. Prenez l'histoire du vibromasseur, inventé à la fin du XIXe siècle dans le but de soigner l'hystérie des femmes!


Mais il y a mieux: c'est à la demande de médecins que l'appareil aurait été inventé. Pour les libérer d'une «tâche» longue et laborieuse qu'ils effectuent depuis l'Antiquité: des «massages» destinés à soulager ladite «hystérie», qui se manifeste par divers maux dans le bas du ventre, une certaine lubrification insoupçonnée du vagin, accompagnée de nervosité, d'insomnie et d'une «suffocation de la matrice». En un mot, d'une légère enflure du clitoris... Et s'il s'était agi d'une excitation féminine dans sa plus simple expression, tout simplement (et malheureusement) incomprise? (incomprise? pas pour tout le monde, bandes de profiteurs!)

 
C'est du moins l'hypothèse qu'avance Rachel P. Maines, une historienne américaine, qui a fouillé des textes latins remontant à l'Antiquité et qui a écrit un livre sur la question, tout récemment traduit de l'anglais: Technologies de l'orgasme, le vibromasseur, l'«hystérie» et la satisfaction sexuelle des femmes, chez Payot. Depuis 10 ans, l'ouvrage sert de manuel dans une centaine d'universités, dans des cours de sexualité et d'histoire de la technologie.

«L'expression de la sexualité féminine a, depuis toujours, été considérée comme une maladie», déplore-t-elle, en entrevue téléphonique.

 
Pourquoi? «Parce qu'il y a toujours eu cette croyance que les femmes devraient n'avoir d'orgasme qu'avec une pénétration, dit-elle. Or, nous savons maintenant que seules 30% des femmes ont, et peuvent avoir, un orgasme vaginal. Quoi qu'en pensent les hommes...» (seul mon "glaive" te fera jouir! On est toujours en plein machisme viril, la puissance du mâle dominateur chef de meute)


Quand elle énonce sa théorie, le public est généralement divisé: les femmes gloussent, tandis que les hommes semblent atterrés. «Voulez-vous dire que les femmes peuvent se passer des hommes?» s'est déjà inquiété un auditeur (et oui mon gars, elles n'ont pas besoin d'un mec à l'esprit étroit!). Si vous voulez parler d'orgasme, les hommes, eux, ont-ils vraiment besoin des femmes? lui a-t-elle tout bonnement répondu.( et toc!)


Mais entendons-nous: si les médecins «massaient» ainsi les femmes (et les textes sont sans équivoque, comme celui-ci, datant du premier siècle après Jésus Christ: «Nous humectons ces parties avec une huile douce, en l'y appliquant un certain temps»), ils ne commettent pas là pour autant un acte indécent (bin voyons, ça s'appelle du viol déguisé). Comment le pourraient-ils, dans un contexte où ils soignent une maladie et, qui plus est, quand la sexualité n'est comprise qu'en termes de pénétration?


Pas fou, Hippocrate recommandait à l'époque le mariage comme remède. Or, plusieurs femmes mariées souffraient elles aussi de cette «hystérie» (mot d'origine grecque signifiant «qui relève de l'utérus»). Cette hystérie, donc, n'aurait été que l'expression de l'insatisfaction sexuelle des femmes, suggère l'auteure. (voilà de la clairevoyance c'était il y a 2400 ans)


Jusqu'à la fin du XIXe siècle, cette «maladie» est considérée comme «la plus répandue de toutes les maladies, hormis les fièvres» (XVIIe). On craint même une «pandémie» (XIXe)!
(Vite du Tamiflu pour engraisser l'industrie Pharmaceutique)


C'est finalement pour libérer les médecins, qui passent parfois une heure à «traiter» leurs patientes (les pauvres!) (ou qui délèguent la «tâche» aux sages-femmes) que les premiers vibromasseurs apparaissent. Le tout premier modèle date de 1867: il s'agit d'une longue table munie d'une balle vibrante en son centre, et sur laquelle les femmes s'étendent; le tout fait appel à un moteur alimenté par du charbon. D'autres modèles sont munis de chaînes accrochées au plafond, et d'autres sont mis en marche à l'aide d'une pédale.


L'électrification des appareils ménagers, au début du XXe siècle, permet de réduire la taille de l'objet, et surtout de le rendre portatif. Du coup, les médecins peuvent abandonner cette pratique dans leurs cabinets. Le vibromasseur est même vendu par correspondance, à titre de «petit appareil électroménager à usage personnel». Les publicités de l'époque, quoique subtiles, révèlent son usage réel. Une publicité trouvée dans la revue Women's Home Companion en 1910 promet «à chaque femme la quintessence de la jeunesse éternelle». Une autre affirme: «Grâce à lui, vous sentirez palpiter en vous tous les plaisirs de la jeunesse.»


Il faut attendre les années 50 pour que son utilisation à des fins explicitement sexuelles soit finalement reconnue. ............

Lire la suite, source: L'histoire du vibromasseur par Sivlia Galipeau

Maintenant vous pouvez acheter vos sex toys chez Le Lapin Magique

mercredi 8 juillet 2009

LoveME, ou comment transformer son téléphone en sex toy

Besoin d'un argument imparable face aux possesseurs d'iPhone, qui prônent la supériorité de leur terminal ? Avec Windows Mobile, vous pouvez vous faire plaisir ET faire plaisir. Et ce au sens propre du terme, gràce à LoveMe, un shareware qui transformera votre téléphone en sextoy vibrant.

Reprenant l'image d'un godemichet, vous pourrez, dans la version gratuite, définir la durée de vibration sur une durée de 30 secondes au maximum. Néanmoins dans la version payante, il est possible de définir la durée d'une manière illimitée, avec des pauses plus ou moins longues entre les "sessions" définies.

Comble du chic, l'image du sextoy s'animera en même temps que le téléphone vibrera, et la lumière de la caméra (du flash) s'allumera (nous laissons le soin à nos lecteurs d'en déduire les applications possibles).

Et bah voilà, il n'y a plus qu'à essayer, bon c'est plus du gadget qu'autre chose... Just for fun!
Disponible à un prix inconnu, LoveMe! 1.1 est d'ores et déjà téléchargeable depuis ---> edit, et bah non cela n'existe plus!